Ventiler un logement est indispensable pour assurer la santé de ses occupants et la salubrité des lieux. Quand la ventilation naturelle ne suffit pas à assumer ce double rôle, il faut opter pour un système de VMC ou ventilation mécanique contrôlée qui peut être à simple ou double flux. De quels éléments se compose une VMC ? Quels sont les avantages et les inconvénients de l’un ou l’autre des systèmes ? Existe-t-il des alternatives ?

Les trois éléments indispensables

Les deux systèmes, VMC à simple ou double flux, se composent de ces principaux éléments : caisson, gaines et bouches.

Leur installation diffère essentiellement aux niveaux des entrées d’air extérieur.

Le caisson

Il contient un ventilateur qui sert à extraire l’air vicié. Pour les VMC double flux, ce ventilateur est associé à un échangeur de chaleur ou échangeur thermique qui récupère la chaleur de l’air vicié extrait pour tempérer l’air neuf provenant de l’extérieur. En inversant le processus de fonctionnement, l’échangeur peut aussi rafraîchir l’air. Des silencieux peuvent être installés sur les réseaux d’extraction et d’aération pour atténuer le bruit généré par le caisson. Ce caisson est relié à tout un réseau de gaines.

 Les bouches 

– Pour la VMC à simple flux, les bouches d’aération sont fixées en partie haute des menuiseries ou dans les coffres des volets roulants. C’est par elles que pénètre l’air extérieur. L’air vicié est évacué par des bouches d’extraction situées dans les salles de bains, cuisines ou WC. Pour la VMC à double flux, les bouches sont discrètement incorporées dans les murs ou les plafonds. 

– Les bouches peuvent être auto-réglables assurant un débit d’air constant ou hygroréglables quand le débit varie en fonction de l’humidité de la pièce. Pour les bouches hygroréglables il existe deux versions : la version A associant des entrées d’air à débit fixe et des bouches d’extraction hygroréglables et la version B qui ne comprend que des bouches hygroréglables. 

Les bouches d’extraction à détection de présence sont très pratiques pour augmenter le débit localement dans une salle de bains occupée par exemple.

Les gaines 

Les VMC à simple ou double flux nécessitent un réseau de gaines qui passent directement dans les combles si ceux-ci sont correctement isolés ou dissimulés dans de faux plafonds si les combles ne sont pas isolés. Ces gaines se présentent dans différents diamètres : 80, 125 ou 150 mm selon les pièces (salle de bains ou cuisine) qu’elles alimentent. Des réducteurs permettent de raccorder les gaines de diamètres différents entre elles.

A noter : pensez à nettoyer régulièrement les filtres des bouches d’aération afin d’optimiser leur fonctionnement. 

Quels avantages et quels inconvénients ?

Pour la VMC simple flux 

Avantages : Elle est facile à installer quand on est bricoleur ! Abordable de par sa simplicité de mise en œuvre et peu encombrante, elle se révèle idéale en rénovation. Elle est compatible avec l’ensemble des chauffages à bois mais il peut être utile d’installer un système de coupure de la VMC afin de faciliter le tirage d’un insert ou d’une cheminée.

Inconvénients : Une VMC simple flux ne fait qu’extraire l’air vicié. L’air extérieur, qui pénètre naturellement par les bouches d’aération des menuiseries, n’est pas réchauffé, ce qui peut devenir problématique en hiver et générer un surcoût au niveau de la consommation d’énergie pour réchauffer les pièces. L’été, c’est le contraire qui se produit en laissant pénétrer un air parfois trop chaud.

Pour la VMC double flux

Avantages : L’échangeur thermique dont est équipée la VMC double flux contribue à réchauffer l’air provenant de l’extérieur d’où un confort accru et une meilleure performance énergétique. L’air insufflé est aussi filtré et débarrassé des polluants et pollens extérieurs.

Inconvénients : L’installation est complexe donc plus onéreuse mais elle est vite amortie par une consommation d’énergie moindre. La mise en œuvre doit être effectuée par un spécialiste de la ventilation pour garantir toutes les performances requises.

Elle nécessite également un entretien régulier réalisé par un professionnel.

La VMC double flux prend plus de place car elle nécessite un double réseau de gaines.

Quelques alternatives à étudier

– Pensez à la VMC microwatt : il s’agit d’une VMC simple flux hygroréglable basse consommation, équipée d’un moteur qui réduit les pertes de charge pour consommer moins d’électricité.

– Quand l’installation d’une VMC double flux classique est impossible en raison d’un manque de place, par exemple dans un appartement, vous pouvez opter pour une VMC double flux décentralisée. Echangeur thermique et ventilateur sont alors regroupés dans un même caisson, pouvant être installé en façade ou dans l’embrasure d’une fenêtre.

– La ventilation mécanique ponctuelle ou VMP est la solution la plus basique. Elle fonctionne comme un simple extracteur, aspirant l’humidité d’une pièce pour la faire sortir vers l’extérieur. Pratique dans une cuisine ou une salle de bains, elle s’actionne au gré des besoins grâce à un interrupteur, une détection de présence, d’humidité ou une minuterie.

– La VMR ou ventilation mécanique répartie force la circulation de l’air des pièces sèches vers les pièces humides à l’aide d’aérateurs indépendants fixés aux murs. Ne nécessitant pas de gros travaux, elle est plébiscitée au cours des rénovations mais son équipement peut être plus ou moins bruyant selon le modèle choisi.