Avec 1,7% des ménages en France métropolitaine victimes d’un cambriolage ou d’une tentative de cambriolage de leur résidence principale en 2018, il convient de tout faire pour se protéger. Entre éléments basiques et produits plus sophistiqués, la sécurité du domicile joue sur tous les tableaux. Éclairages.

La sécurité du domicile trotte dans toutes les têtes. Effractions, cambriolages… sont des mots qui font peur. Il faut dire que cela n’arrive pas qu’aux autres. Ainsi, en 2018, 490 000 ménages ont été victimes d’un cambriolage ou d’une tentative de cambriolage de leur résidence principale, soit 1,7% de l’ensemble des ménages en France métropolitaine.

Des chiffres qui ne laissent pas de marbre ! Heureusement de nombreux systèmes existent pour permettre de sécuriser votre logement, même si dans les faits il est quasiment impossible de se prémunir contre toute effraction. Un voleur motivé a en effet toutes les chances de réussir son forfait… Partant de ce constat, il n’y a qu’une solution pour réduire les risques de vol : compliquer la tâche du cambrioleur, la retarder au maximum, jusqu’à ce qu’il abandonne son projet.

Sécurité du domicile : une démarche globale

Comme chacun le sait, la solidité d’un ensemble dépend de son maillon le plus faible… Aussi, il faut voir la sécurité du domicile comme un ensemble de disposition à prendre, visant la totalité du logement. Car, il convient d’en prendre conscience, il est inutile de s’équiper d’une porte blindée si dans le même temps les fenêtres du rez-de-chaussée ne sont pas protégées…

Par ailleurs, il faut avoir conscience qu’en matière de sécurité du domicile, les technologies les plus avancées en termes de connexion et de domotique cohabitent avec des solutions plus élémentaires, pour ne pas dire basiques. Ainsi, une alarme sophistiquée, c’est bien, mais associée à des barreaux aux fenêtres, c’est mieux ; les deux s’avérant complémentaires pour sécuriser toute la maison. 

Sécurité du domicile : Quel éléments mettre en œuvre ?

Parmi les éléments basiques à mettre en œuvre on peut évoquer la pose d’une porte blindée (éventuellement doublée d’un bloc-porte lui aussi blindé) équipée d’une serrure multipoints et d’une cornière anti-effraction (on parle également de cornière anti-pince qui évite les forçage au pied-de-biche) ainsi que celle d’un entrebâilleur et d’un judas optique. Par ailleurs, la pose de barreaux scellés sur les fenêtres du rez-de-chaussée ou de vitrage retardateur d’effraction, tout comme la mise en œuvre d’une barre de renfort au niveau de la porte du garage font partie des mesures impératives à mettre en œuvre pour une plus grande sécurité.

Faire appel à la technologie...

Au niveau des éléments plus sophistiqués, on peut citer :

  • La mise en œuvre d’un portier audio (interphone) ou vidéo (visiophone) pour n’ouvrir qu’aux personnes connues garantit là encore un surcroit de sécurité.
  • La pose d’un système d’alarme constitue un piège parfait contre les cambrioleurs. Un tel système est d’autant plus dissuasif que l’on affiche une liaison avec une centrale de télésurveillance. Comme moins d’un ménage sur dix en dispose, les cambrioleurs auront tendance à préférer une autre cible.
  • Le réglage d’une centrale domotique pourra également simuler une présence dans le logement en allumant même en votre absence les lumières et la télévision.
  • Enfin, un système de vidéosurveillance par webcam se déclenchant en cas de mouvement lorsque la maison est vide et alerte le propriétaire par sms peut s’avérer très efficace.

... et au bon sens ?

On le voit de nombreuses solutions existent pour améliorer la sécurité du domicile contre les effractions. À ces dispositifs techniques plus ou moins sophistiqués, des gestes de bons sens peuvent s’agréger pour maximiser encore le dispositif.

Il suffira par exemple de :

  • Prévenir les voisins de son absence,
  • Faire relever son courrier, le transférer ou le faire garder par La Poste,
  • S’inscrire à l’opération tranquillité vacances auprès de la police ou de la gendarmerie pour être sur le chemin de ronde des fonctionnaires,
  • Ne pas indiquer ses vacances sur les réseaux sociaux ou uniquement après avoir filtré les amis qui pourront lire les publications.