Une isolation thermique efficace passe par une bonne ventilation de votre logement. Objectif principal : éviter les déperditions de chaleur. Ventilation naturelle, VMC simple ou double flux… pour quel système opter ?

Pour une meilleure isolation thermique, vérifiez votre ventilation

Pour améliorer l’isolation thermique de votre logement, vous devez penser à optimiser votre ventilation. En effet, pour faire des économies d’énergie, pour éviter les problèmes d’humidité et pour mieux respirer, il est capital d’assurer le renouvellement de l’air dans l’habitation. Il existe différents systèmes plus ou moins faciles à mettre en œuvre.

Pourquoi ventiler ?

Pour faire des économies d’énergie

Une ventilation mal contrôlée est responsable de nombreuses déperditions de chaleur. Un système bien étudié doit permettre de renouveler l’air sans affecter la température des pièces de votre habitation. Une isolation thermique, même la plus performante, sera impuissante si le système de ventilation est obsolète.

 

Pour éviter les problèmes d’humidité

Dans les pièces humides (cuisine, salle de bains, buanderie), la vapeur d’eau peut engendrer des problèmes de condensation. Avec une bonne ventilation, vous éviterez les problèmes d’humidité, l’apparition de moisissures ou les cloques sur la peinture

Pour mieux respirer

Plus le logement est étanche à l’air, plus il emprisonne les polluants émis par les fumées, la vapeur d’eau, le CO2, ou les COV (Composés Organiques Volatils). Pour évacuer ces polluants, rien de tel que la ventilation. Si vous êtes équipés d’un poêle à bois ou d’une chaudière gaz, la ventilation joue également un rôle sécuritaire en évitant les asphyxies au monoxyde de carbone.

Les solutions les plus simples pour ventiler

La ventilation naturelle ou ventilation mécanique ponctuelle

L’air circule naturellement entre les pièces dites sèches comme le séjour ou les chambres par de simples aérateurs disposés en façade ou sur certains châssis de fenêtres. Pour les pièces humides comme la salle de bains ou la cuisine, les conduits d’aération doivent impérativement déboucher à l’extérieur ou sur le toit pour évacuer l’humidité.

Cette solution reste cependant peu efficace pour améliorer les performances thermiques de votre logement car son fonctionnement varie selon les conditions climatiques.

 

La VMC ou Ventilation Mécanique Contrôlée simple flux

C’est l’une des plus classiques des solutions de ventilation depuis les années 70.

L’air est renouvelé grâce à des ventilateurs reliés par un réseau de gaines à des bouches d’extraction dans les pièces humides, créant une sorte de dépression aspirant l’air.

 

Cette ventilation peut être autoréglable ou hydroréglable.

– La ventilation autoréglable fournit un débit d’air constant initié dès son installation en fonction du volume du logement et de ses caractéristiques.

– La ventilation hygroréglable fournit un débit d’air fluctuant en fonction du taux d’humidité extérieur et intérieur perçu par des capteurs. Les débits sont aussi modulés en fonction de l’occupation du logement.

Cette solution favorise les économies d’énergie dans les lieux bien isolés.

 

Il existe aussi une VMC simple flux hygroréglable en version basse consommation, VMC microwatt, dont le moteur réduit les pertes de charge contribuant à faire baisser la consommation électrique.

 

Qu’est-ce que la VMR (Ventilation Mécanique Répartie) ?

C’est une alternative à la VMC car son principe est le même. Cependant, elle dirige l’air sain des pièces à vivre vers les pièces de service équipées d’aérateurs individuels. Certains modèles peuvent être bruyants et il s’agit d’une solution non réglementaire donc à oublier pour les logements neufs.

Les systèmes de ventilation plus élaborés

La VMC double flux

Cette VMC comprend un récupérateur de chaleur qui capte les calories dans l’air vicié du logement avant qu’il ne soit évacué. Dans un même temps, l’air extérieur est filtré et réchauffé par ces calories récupérées avant d’être soufflé à l’intérieur du logement.

Des buses et des prises d’air doivent être installées sur la façade ou sur la toiture et s’emboîtent dans des gaines ou conduits qui traversent les murs.

Avantages : 15 % d’économie de chauffage par rapport à la VMC simple flux. L’air entrant est filtré donc débarrassé des poussières, pollens et autres sources de pollution extérieure.

C’est le système qui convient le mieux aux constructions bien isolées et qui garantit le moins de déperdition de chaleur.

 

Et sa déclinaison

– Deux en une : la VMC-gaz permet d’évacuer par le même réseau l’air vicié de votre logement et les produits de combustion de votre chaudière et de votre chauffe-eau à gaz si vous en disposez.

Entretien indispensable

Il est conseillé et important d’entretenir régulièrement son système de ventilation quel qu’il soit.

Quels gestes à accomplir ?

– Nettoyer les grilles d’entrée d’air tous les 3 à 6 mois selon l’endroit où elles sont placées.

– Idem pour les bouches d’extraction. Certaines peuvent même être retirées pour passer dans le lave-vaisselle !

– Dépoussiérez les filtres ou changez-les s’ils sont abimés.

– Vérifiez le moteur et le ventilateur des VMC.

– Pour les VMC double-flux, il est conseillé de demander aux chauffagistes de vérifier les gaines, le caisson central et les entrées d’air tous les 3 ans minimum.

Attention

La VMC gaz doit faire l’objet d’un contrat de maintenance avec visite de contrôle tous les ans et réglage tous les cinq ans pour des raisons de sécurité.