Seconde cause d’accident domestique en France, jardinage compris, le bricolage n’est pas une activité sans risque. Pourtant les fabricants d’équipements de protection individuelle rivalisent d’ingéniosité pour proposer des modèles sûrs et performants contre la plupart des risques. Tour d’horizon des équipements de protection individuelle (EPI) à posséder dans son atelier.

Bricolage et sécurité : avec quel équipement de protection individuelle bricoler ?

Bricoler c’est bien… bricoler en toute sécurité, c’est mieux ! Car si le bricolage est une activité courante des français (65 % des français bricolent régulièrement*), elle n’en reste pas moins une activité dangereuse. C’est en effet, la seconde cause d’accident domestique en France (jardinage compris). Chaque année, les urgences enregistrent 300 000 bricoleurs* accidentés, dont 80% sont des hommes*.

Pourtant, de nombreux équipements de protection individuelle (EPI), comme chez 3M, existent pour parer à ces accidents ménagers bien trop nombreux…

Bricolage et sécurité : les différents types d’EPI

Parmi les EPI, il existe 3 catégories distinctes :

  • Les équipements de travail couvrant les risques mineurs (classe I),
  • Les équipements de protection spécifiques pour les risques importants (classe II),
  • Les équipements de sécurité pour les risques graves à effets irréversibles ou mortels (classe III).

Quant à la liste des équipements indispensables, elle se compose comme suit : le casque, les lunettes, le masque visière, le masque anti-poussières, le masque anti-vapeurs, les protections auditives, les gants, les gilets, la tenue, les chaussures de sécurité, les bottes de sécurité, les harnais…

Bricolage et sécurité : les EPI les plus utiles

On le voit, la liste est longue en matière d’EPI. Cependant, parmi cette liste certains équipements sont plus utiles que d’autres, car ils s’utilisent plus fréquemment. Ils sont donc à acquérir en priorité…

Ainsi, les lunettes de protection sont un EPI à ne pas négliger. En effet, elles protègent les yeux du bricoleur contre de nombreux risques :

  • Projection mécanique dans les yeux de matières telles des particules pointues, des matières fondues, de l’eau sous pression, des nuages de poussière.
  • Projection chimique contre les vapeurs, liquides, gaz et aérosols.
  • Projection thermique contre des solides ou liquides très chauds.

Par ailleurs, les gants constituent eux aussi un équipement essentiel quand on bricole, jardine et / ou manipule des charges. Ainsi, un gant certifié est constitué d’un corps, d’un poignet ou d’une manchette et sur certain modèle d’une enduction, soit une couche qui recouvre le gant au niveau de la paume et des doigts pour assurer une protection supplémentaire de la main. Dans la gamme des gants de protection on trouve de nombreux modèles composés dans différentes matières. Ces matériaux déterminent le confort du gant, sa souplesse ainsi que sa résistance, son étanchéité, et sa dextérité… Ainsi :

  • Le coton est une fibre qui assure confort et pouvoir absorbant.
  • Le cuir offre quant à lui une bonne résistance en tension, à la perforation comme à l’abrasion.
  • Le poly-aramideest une fibre synthétique qui offre une grande résistance mécanique.
  • Le polyéthylène haute densité (PEHD) résiste aux coupures grâce à sa fibre légère à haute tenacité.
  • Le polyamide présente une bonne résistance à l’abrasion.
  • Le latex avec sa haute élasticité est très confortable et résiste aux coupures comme aux perforations.
  • Le néoprène peut résister à la chaleur, à l’abrasion et à la coupure.
  • L’élasthanne est très élastique et confortable.
  • Le chlorure de polyvinyle (PVC) offre une bonne adhérence et peut résister aux solutions aqueuses.
  • Le nitrile résiste quant à lui aux solutions huileuses et aux carburants ainsi qu’aux coupures et aux perforations.

Avec une telle liste, on comprend mieux pourquoi tout bon bricoleur doit disposer non pas d’une paire mais de plusieurs paires de gants de protection des mains.

Ensuite, les chaussures de sécurité qui existent en toute sorte de modèles (chaussures basses, chaussures hautes, mocassins, sabots, bottes, sur-chaussures) présentent de nombreux avantages. Elles protègent suivant les modèles des risques de coupure, de chute d’objet ou de perforation ; elles peuvent offrir une résistance électrique comme aux hydrocarbures… et être munies d’une semelle antidérapante pour éviter les glissades.

Enfin au rayon des EPI on trouve également des vêtements de protection avec différents modèles :

Là encore chaque vêtement répond à des critères bien spécifiques.

  • Contre la chaleur et les flammes, ces vêtements agissent comme un rempart de protection. Ils ne fondent pas et évitent la propagation de la chaleur ou de la flamme.
  • Contre le froid et les intempéries.
  • Contre les risques chimiques avec plusieurs critères à prendre en compte : la perméabilité, le temps de protection et la dégradation.
  • Contre les risques mécaniques (protection contre les risques de happement par des pièces de machines en mouvement, pour les utilisateurs de scies à chaînes tenues à la main, contre l’utilisation de couteaux à main, contre la perforation…).
  • Contre les chutes de hauteur grâce à un harnais et un système de liaison relié à des points d’ancrage.

*Source : enquête permanente ACVC 2017.