Quand les températures grimpent et que plantes et légumes ont soif, pas question pour autant de gaspiller l’eau. Pour optimiser sa consommation, il faut s’équiper pour un arrosage optimal et récupérer l’eau de pluie. L’été, par temps de canicule, l’arrosage peut vite se révéler une corvée ! Quand les températures grimpent et que plantes et légumes ont soif, pas question pour autant de gaspiller l’eau. Pour optimiser sa consommation, il faut s’équiper pour un arrosage optimal et récupérer l’eau de pluie.

Arroser son jardin en économisant l’eau

L’été, par temps de canicule, l’arrosage peut vite se révéler une corvée !

Le choix d’un arrosage manuel ou automatique dépend de la surface de végétaux à arroser et du temps que l’on désire y passer. Et pour économiser l’eau potable, l’installation de récupérateurs d’eau de pluie s’impose.

Facilitez-vous la vie, optez pour l’arrosage automatique

Comment ça fonctionne ?

– C’est un programmateur qui fait tout le travail en déclenchant les arrosages selon des plages horaires que vous aurez définies au préalable.

Certains programmateurs sont associés à un pluviomètre pour s’autoréguler selon le besoin en eau.

D’autres sont connectés, pouvant être activés ou désactivés directement sur smartphone, tablette ou ordinateur.

– Les buses et éléments d’arrosage sont directement posés sur la terre ou enterrés, sortant de terre quand le programmateur déclenche l’arrosage.

– Pour les buses enterrées, il est conseillé de réaliser un plan précis de leur implantation avant d’effectuer des tranchées. Le plan peut aussi s’avérer très utile pour effectuer d’éventuelles réparations.

Avec quel équipement ?

– Les buses ont l’avantage de cibler au mieux chaque plantation.

– Mais au bout du tuyau d’arrosage relié au programmateur, peut aussi être fixé un arroseur oscillant qui existe désormais en basse pression pour diffuser de minuscules gouttelettes.

Cette technique est à privilégier pour les pelouses ou les grands massifs. Il est parfois utile de déplacer l’arroseur oscillant à la main pour changer de zone d’arrosage.

– On peut également poser un tuyau poreux sur la terre pour diffuser automatiquement un arrosage goutte à goutte. C’est une solution pratique pour les massifs très fleuris ou les haies touffues.

Réservé aux petits jardins, l’arrosage manuel

Comment ça fonctionne ?

C’est tout simple, il suffit d’un peu de courage, d’un arrosoir ou d’un tuyau pour arroser copieusement chaque plant au pied afin de ne pas noyer le feuillage inutilement.

Avec quel équipement ?

– L’arrosoir, pouvant contenir de 3 à 20 litres d’eau, dispose soit d’un long bec verseur permettant de cibler directement la surface de la terre à traiter, soit d’une pomme d’arrosage qui permet de créer comme une averse de pluie.

– Le tuyau d’arrosage doit disposer d’un raccord rapide permettant de changer facilement l’embout selon les besoins : lance avec un jet fort ou pistolet à jet réglable plus pratique. Il existe aujourd’hui des tuyaux anti-torsion qui évitent de faire des nœuds dans les allées.

– Le kit goutteur est en fait une sorte de petit réservoir, simple bouteille ou conteneur pouvant contenir jusqu’à 10 litres d’eau, relié à des têtes d’arrosage. Le contenu se vide progressivement selon un débit d’eau réglable pendant plusieurs jours sans qu’on y touche.

Economisez l’eau avec des récupérateurs

L’eau potable n’étant pas inépuisable et affichant un prix en constante augmentation, il est primordial de privilégier l’eau de pluie pour arroser ses plantations.

Il existe des récupérateurs sous différentes formes, à disposer à l’air libre ou à enterrer… tout dépend de la place dont vous disposez et de la configuration de votre jardin.

Comment ça fonctionne ?

Le récupérateur d’eau de pluie est généralement raccordé aux gouttières pour stocker jusqu’à 90 % de l’eau tombant du toit de la maison, d’un garage et même d’un abri de jardin. Un collecteur avec filtre empêche les feuilles et les insectes de trop souiller l’eau.

On peut y puiser l’eau via un robinet situé vers le bas du réservoir.

On peut aussi installer une pompe immergée qui servira à raccorder un tuyau d’arrosage.

Avec quel équipement ?

– Les récupérateurs sont de différents volumes à choisir en fonction de ses besoins en eau : de 200 à 2 000 litres !

– Les récupérateurs aériens sont de plus en plus esthétiques. En résine de synthèse, ils imitent les poteries de terre cuite ou s’harmonisent avec les coloris des gouttières.

– La cuve enterrée en acier, béton ou polyéthylène haute densité nécessite plus de travaux puisqu’il faut envisager de creuser à proximité de la descente du toit afin d’y installer le récupérateur.

Son volume varie généralement de 1 500 à 5 000 litres mais peut atteindre les 20 000 litres si besoin est.

L’installation d’une pompe, immergée ou extérieure, doit aussi être prévue.

– Il existe également des réservoirs souples de 1 000 à 20 000 litres à installer dans le vide sanitaire ou sous une terrasse qui sont reliés aux descentes de toit par des tuyaux flexibles.

Quelques règles de bon sens

– Même s’il fait très chaud, il est préférable d’espacer les arrosages mais de déverser à chaque fois une quantité suffisante d’eau afin qu’elle imprègne bien les sols et pénètre jusqu’aux racines.

– Le soir est le meilleur moment pour arroser afin d’éviter l’évaporation de l’eau, moins forte la nuit.

– On peut « pailler » même en été. La pose d’écorces de pin, de paille ou même de petits cailloux limite l’évaporation et préserve l’humidité du sol après arrosage.

– Un binage vaut deux arrosages ! Plus qu’un dicton, c’est une réalité. Biner évite qu’une croûte dure se forme sur le sol et empêche l’eau d’y pénétrer.