Pour élaguer, débiter du bois de chauffage ou abattre un arbre vous n’avez pas forcément besoin du même type de tronçonneuse. À fil, sur batterie ou thermique, chaque modèle présente ses avantages et ses inconvénients qui peuvent orienter votre choix.

À fil, sur batterie ou thermique : quelle tronçonneuse pour quel usage ?

Vous disposez d’un peu de terrain et surtout de beaucoup d’arbres et d’arbustes à entretenir. Vous voulez vous transformer en bûcheron amateur. La tronçonneuse est l’outil indispensable pour réaliser vos principaux travaux forestiers. Les différents modèles de tronçonneuses se déclinent dans plusieurs types de motorisation, à fil, sur batterie ou thermique, à choisir en fonction de l’usage : occasionnel, courant ou intensif. Il faut aussi considérer la puissance et la longueur de coupe adaptées aux besoins.

La tronçonneuse à fil : branchement indispensable

La tronçonneuse électrique fonctionne en 230 V avec une puissance de motorisation de 1 400 à 2 400 W. Sa longueur de coupe peut varier de 20 à 45 cm, largement suffisante pour des non-professionnels et pour des bois de diamètre moyen. En plus, son démarrage instantané facilite son utilisation. L’absence de gaz d’échappement est particulièrement appréciable.

Les + : Légère et maniable, elle ne nécessite que peu d’entretien : juste un peu de graisse et de tension sur la chaîne. Elle est parfaite pour une utilisation ponctuelle.

Les – : Pour utiliser une tronçonneuse à fil, il faut disposer d’une prise de courant à proximité du lieu de coupe ou prévoir une longue rallonge étanche. Le fil électrique reste un frein pour certaines utilisations, notamment dans les arbres où il risque de s’accrocher.

La tronçonneuse sur batterie : la plus autonome

Elle fonctionne grâce à une batterie Lithium-Ion de 18 V, rechargeable sur secteur qui permet une grande liberté de mouvement. Mais son autonomie reste faible (moins de 30 minutes en moyenne) et son endurance est limitée par la puissance de son moteur entre 600 et 1 000 watts. La longueur de coupe varie entre 11,5 et 46 cm.

Les + :  L’absence de fil permet de se déplacer d’un point à un autre du terrain sans contrainte. Très maniable, la tronçonneuse sur batterie consomme peu (juste le temps de recharger la batterie), ne pollue pas et nécessite un entretien réduit.

Les – : Son autonomie limitée. Il est préférable de garder une batterie de change sous le coude mais le coût des batteries n’est pas anodin, jusqu’à 200 € selon les marques.

La tronçonneuse thermique : la plus professionnelle

La tronçonneuse thermique est tout aussi autonome qu’une tronçonneuse sur batterie mais elle est beaucoup plus lourde (entre 5 et 7 kg). Elle fonctionne généralement avec un moteur 2 temps qu’il faut alimenter en mélange un peu polluant, composé d’essence sans plomb et d’huile de synthèse. Sa longueur de coupe peut atteindre 90 cm et elle développe de 700 W à près de 6 500 W de puissance, autorisant les élagages et les abattages d’arbres.

Les + : Elle offre une bonne autonomie et une grande liberté de mouvements. Sa large gamme de puissances permet tous types de travaux.

Les – : Bruyante, la tronçonneuse thermique cause aussi pas mal de pollution atmosphérique. Pour rester fonctionnelle, elle nécessite un entretien en bonne et due forme.

La perche : juste pour élaguer

Pour élaguer quelques arbres et effectuer de petits entretiens courants dans le jardin, il existe des perches élagueuses électriques, sur batterie ou thermiques qui servent essentiellement à couper les branches indésirables ou mortes. Certaines sont même télescopiques et sont dotées de tête de coupe orientable.

Les + : Elles permettent d’atteindre les branches depuis le sol sans avoir besoin de grimper sur une échelle. Les modèles sans fil sont plus faciles à manipuler entre les branches.

Les – : Même thermique, la perche ne peut remplacer une tronçonneuse, ne permettant pas de couper des diamètres aussi importants. Travailler depuis le sol limite les appuis pour disposer de la force nécessaire.

L’entretien : pour préserver la tronçonneuse

Si les tronçonneuses thermiques nécessitent un entretien régulier avec vérification du niveau d’huile, état des bougies, nettoyage des filtres et vidanges à date fixe, il ne faut pas négliger les autres types de tronçonneuses. Sur toutes, il est important pour un fonctionnement optimal de retendre régulièrement la chaîne et d’y mettre de l’huile.

Vérifier son matériel est une étape capitale pour éviter les accidents : vis manquante à remplacer, pièces défectueuses à réparer, frein de chaîne actif… Il ne vous reste plus qu’à couper !